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DIE GEISTERVILLA (THE HAUNTED HOUSE) |
USA 1921 -
Regie:
Buster Keaton,
Edward F. Cline -
Darsteller:
Buster Keaton,
Virginia Fox,
Joe Roberts -
Produktion:
Joseph M. Schenck Productions -
Länge:
567 Meter,
24 Minuten (21 Bilder/sec) -
Zwischentitel:
englisch
Musikbegleitung: Aljoscha Zimmermann
Buster Keatons Abenteuer eines Bankkassierers, der sich in ein Spukhaus verirrt, sind erstmals in einer vollständigen, viragierten Filmkopie zu sehen.
Der erste Teil von DIE GEISTERVILLA, in dem Keaton Kassierer einer Bank ist, ist vor allem den Variationen über eine Gag-"Routine" gewidmet: beim Geldzählen taucht Keaton aus Versehen seine Hand in einen Topf mit Kleister (...). Diese Szene (...) ist, trotz der Konventionalität ihrer Bestandteile, sehr lustig. Anders als andere Komiker (besonders Laurel und Hardy) baut Keaton seine Effekte dabei nicht so sehr auf das Wiedererkennen konventioneller Momente durch den Zuschauer auf, sondern darauf, daß er die Konvention sofort durch den Einbau sehr persönlicher, unvorhersehbarer Gags hinter sich läßt: (...) z. B. kann Keaton seine Hände, die er in die Tasche gesteckt hatte, nicht mehr aus dieser befreien - eben in jenem Moment, als Gangster in die Bank kommen und allen befehlen, die Hände hochzuheben (...). Jean-Pierre Coursodon: Buster Keaton, Paris 1973, S.44.
Jean-Pierre Coursodon: Buster Keaton, Paris 1973, S.44.
La première partie [de THE HAUNTED HOUSE], dans laquelle Keaton est caissier de banque, est essentiellement consacrée à des variations sur une « routine » traditionnelle : ayant plongé par inadvertance sa main dans un pot de colle alors qu'il comptait des billets de banque, Keaton ne peut plus se dépétrer de ceux-ci. (...) Cette scène, la meilleure du film, est fort drôle, malgré le caractère convenu de ses données. Dans une telle situation, Keaton, contrairement à d'autres comiques (notamment Laurel et Hardy), ne fonde pas ses effets sur la reconnaissance par le spectateur de la nature conventionnelle de l'argument, mais sur le dépassement immédiat de la convention par l'apport de gags imprévisibles et d'inspiration très personnelle ; (...) lorsque Keaton, ayant mis ses mains dans ses poches, ne peut plus les en retirer et, à ce moment précis, s'entend intimer l'ordre de lever les bras en l'air par des gangsters qui viennent de pénétrer dans la banque, situation typiquement keatonienne dans son inextricabilité (...), et à laquelle il trouve une solution également typique (...).
Jean-Pierre Coursodon: Buster Keaton, Paris 1973, S.44.